- Titre : J'ai une pensée
- Album : Maxi
- Année : 2007
Paroles :
REFRAINAujourd'hui qui nous soutiendrait ?
Une pensée à tous ceux qui souffrent en silence,
Aujourd'hui qui se souviendrait ?
Qu'on souffre loin de tout...
Aujourd'hui qui nous soutiendrait ?
On a tous pris conscience qu'on ne pouvait vivre d'amour et d'eau fraîche
Et qu'les plus forts survivraient,
Et oui nous, on apprend à vivre en dessous...
Oui en dessous loin de tout, si loin de vous, et oui d' sous.
J'ai une pensée, pour ma mère qui nous a élevé dans la de-mère, dans la galère,
au bord des nerfs mon père lui, plutôt sévère !
Vers 86 la D.A.S.S. passe et fait une perquiz,
décide de nous secourir avant qu'la misère nous brise,
méprise la tristesse de nos parents, nous voyant peu de fois par an,
nous séparant, notre bien n'est qu'apparent.
Transparence, dans sa vie privée, ma mère privée d'ses gosses,
découvrait la France et ses difficultés précoces !
Pour ses papiers des journées entre préf et consulat,
si vous saviez c' qu'elle a enduré de nous avoir conçu là !
Là j'ai une pensée du fond du c½ur, pour celle qu'a connu la douleur,
la couleur noire à l'époque n'a pas connu la douceur.
REFRAIN
J'ai une pensée pour mon pote Monss... chut !
Justice complètement sourde,
la poisse quelques jours suffisent pour être en dessous... vraiment très bas,
n'entrez pas dans cette galère vous ne la surmonterez pas !
Le trépas de sa mère tristesse qu'il ne montrait pas !
A Iness sa s½ur qu'encaisse tout à toute vitesse !
ainsi que sa femme qui stresse,
ce deuil survint quelques jours après qu'son fils naisse,
des pote du business « lui mettent » juste après en finesse :
- Hey Monss... chut ! y'a embrouille,
prends ton gun faut qu'on y aille et faut qu'on douille.
Sur place les ennemis grouillent ça se brouille clic paw Monss...chut part en couille !!!
La balle part c'est l'homicide donc l'incarcération,
une pensée à toi, ta mère, ta femme, ta victime, et ton garçon.
REFRAIN
J'ai une pensée pour tous les gens défunts,
leurs familles défaites en fait ce couplet reflète un genre de fin...
De ce morceau, triste comme les familles finissent en morceaux,
on s'force au deuil on sait qu'la mort jetait l'oeil depuis le berceau,
perso j'ai perdu des tas de proches, à la vie je m'accroche,
et d'la mort je m'rapproche,
à reculons...
le plus con c'est qu'on cherche toujours l' chemin le plus long,
pour quitter ce monde, d'la façon la moins immonde,
les larmes innondent,
des millions de c½urs,
parce que tout le monde pleure,
la mort de quelqu'un et un peu la sienne, parce qu'on sait parce qu'on sent,
parce qu'on vit on consent,
de survivre jusqu'au sang,
on meurt bien conscient...
